L’or dans la nature

22,Mar,2022 | Métal précieux, Or

Sous quelles formes se trouve l’or dans la nature ?

N’ayant que très peu d’affinité pour les autres éléments, l’or ne se découvre dans la nature que sous deux formes : natif, ou allié à quelques métaux, notamment à l’argent et au tellure.


L’or natif se rencontre quelquefois en filons, mais plus ordinairement en cubes, en lames ou paillettes, en grains ou en masses, dans des sables argileux et ferrugineux. L’or natif, se présentant sous forme métallique non combinée, n’a pas besoin d’être extrait de son minerai par un procédé technique compliqué, comme c’est le cas pour la plupart des autres métaux. C’est pour cette raison que l’or fut peut-être le premier des métaux précieux à être travaillé, bien que les premiers objets en or connus ne datent que de 5000 ans av. JC (alors qu’il existe des objets en cuivre datant de 9500 ans avant Jésus Christ). Les mines d’or étaient déjà exploitées au Proche-Orient au moins dès le quatrième millénaire avant Jésus Christ. L’une des principales sources de métal précieux fut le désert de Nubie où les égyptiens mettaient à profit de nombreux gisements.

Or natif

L’or se présente rarement sous une forme pure. Il contient généralement un certain pourcentage d’autres métaux, surtout de cuivre et d’argent. Les analyses ont montré qu’une grande partie des plus anciennes pièces en « or » ou en « argent » étaient en réalité composées d’électrum, alliage naturel d’or et d’argent. Pour obtenir un métal pur, il aurait été nécessaire d’affiner l’électrum.
Quand les masses d’or sont plus importantes, on les désigne sous le nom de pépites. Au XIXème siècle, une pépite d’or pesant 72 kg fut découverte en Australie.
En France, on connaît des rivières et des fleuves qui charrient de l’or : le Rhône, l’Ariège, le Gardon, la Cèze, le Rhin près de Strasbourg, la Garonne près de Toulouse, l’Hérault près de Montpellier. Leurs sables ne sont plus exploités aujourd’hui. Il y a des hommes dont l’unique occupation était de ramasser cet or ; on les nommait orpailleurs.
La France n’a qu’une mine d’or, mais pas suffisamment riche pour être exploitée avec avantage ; c’est celle de la Gardette, en Dauphiné. L’or y existait dans un filon de quartz. Avant la révolution, le comte de Provence, y fit faire quelques travaux, abandonnés peu de temps après.

Les mines d’or les plus importantes sont celles d’Afrique du Sud, des Etats-Unis, le Canada, l’Australie, la Russie et la Chine.

Pépite d’or

Quelle était l’utilisation de l’or en médecine ?

Il n’est pas étonnant qu’un métal aussi précieux que l’or ait été l’objet des recherches les plus persévérantes de la part des alchimistes, qui se flattaient sans cesse de pouvoir le créer dans leurs opérations, et d’en obtenir un remède universel. Pour les médecins, l’or ou le soleil possédait des propriétés merveilleuses. Ils le faisaient porter en amulettes pour égayer les mélancoliques, et pour se protéger de la lèpre. L’immersion du métal rouge de feu, dans les tisanes suffisait pour leur communiquer une vertu cordiale. Le nombre des préparations dites solaires, dont, malgré leur nom et à cause de leur fabrication compliquée, l’or ne faisait pas toujours réellement partie, est infini. L’une des plus célèbres était la liqueur d’or ou les gouttes d’or du général Lamotte, si renommées sous Louis XV, qu’elles se vendaient un louis la goutte ! La poudre d’or, ses oxydes et surtout son chlorure, sont utilisés dans le traitement de la syphilis et en général des affections lymphatiques. De toutes les vertus dont on l’avait gratifié, l’or, aux yeux des médecins modernes n’en conserve plus que quelques unes. L’or est principalement prescrit pour accroître les capacités anti-inflammatoires naturelles de l’organisme.